On décrypte ensemble la composition d’une pâtée industrielle au poulet

Ce qu’on lit sur ce packaging :

  • Viandes et sous-produits animaux : il n’y a pas de répartition définie en termes de quantité entre ces 2 types de produits. L’aliment contient donc souvent très peu de viande et beaucoup de sous-produits animaux. De plus, ce produit « au poulet » n’en contient que 4% soit le minimum imposé par la réglementation. Les 56 autres % sont d’origines animales non communiquées.
  • Céréales : très riches en glucides, ils sont facteurs de surpoids. Leur richesse en amidon les rend aussi moins digestes pour nos poilus. 
  • Substances minérales : mystère mystère… on peut supposer qu’il s’agit d’ajouts de minéraux. 
  • Sous-produits d’origine végétale : tout comme les sous-produits animaux, ces ingrédients sont des rejets de l’industrie agro-alimentaire. Etant souvent de pauvre qualité nutritionnelle, il sont utilisés pour apporter de la structure et du volume à faible coût grâce à une teneur élevée en amidon ou en fibres. Une fois de plus la composition est opaque mais on peut s’attendre à de la pulpe de betterave déshydratée, des sous-produits céréaliers…
  • Extraits de protéines végétales : souvent de protéines de pois, utilisées comme gélifiant. 
  • Additifs nutritionnels : vitamines et minéraux, indispensables à l’équilibre nutritionnel de ce produit.
  • Additifs technologiques : la gomme cassia (E427) est un agent de texture. Cette fibre alimentaire amplifie l'effet d’autres épaississants et gélifiants. On retrouve également les fameux Nitrites  de sodium (E250), un conservateur très employé dans les viandes transformées et très controversé. En effet, il est soupçonné d'avoir un rôle dans le développement du cancer  du côlon. Lors de la digestion, les molécules de nitrite peuvent réagir et se transformer en nitrosamines. Ces dernières peuvent provoquer des ruptures de l'ADN et faire muter les cellules en cellules précancéreuses. Cet additif est classé « probablement cancérigène » par le CIRC (agence de recherche sur le cancer de l'Organisation Mondiale de la Santé).

 

Conclusion : plusieurs choses à regarder…. 

1. Le niveau de transformation du produit : cet exemple de pâtée est un produit ultra-transformé puisqu’il ne contient presque aucun ingrédients bruts. Ils sont tous déjà transformés avant même d’entrer dans le processus de fabrication.

2. L’ordre des ingrédients : plus un ingrédient est haut dans la composition plus sa quantité est importante au sein du produit fini. On remarque ici que les céréales  tant décriés arrivent en 2e position ce qu’il veut dire qu’ils sont très présents dans le produit.

3. La viande : primordiale dans le régime des chiens et chats, sa quantité mais aussi sa qualité sont à surveiller. Ici, très peu de poulet malgré son indication dans le nom du produit… La viande reste le premier ingrédient ce qui reste une bonne chose, mais elle est probablement issue de sous-produits de qualité nutritionnelle inférieure à la viande noble. On peut aussi regretter l’absence de précision sur l’origine des autres viandes.

4. La qualité des ingrédients : encore une fois, la présence et la quantité de sous-produits est révélateur de la qualité générale de l’aliment. Ces ingrédients sont souvent moins nutritifs et moins digestibles. 

5. La présence de céréales et sucres : Il faut fuir les aliments présentant du sucre dans sa composition et privilégier une alimentation sans céréales.

6. Le manque de transparence : les compositions aux ingrédients mystérieux et non explicités sont à fuir ! Le manque de transparence est rarement bon signe, surtout en ce qui concerne la nature d’un ingrédient et son origine (quel animal, quel morceau ?)

7. Les additifs et leurs natures : les additifs technologiques servent à améliorer et masquer les « défauts du produit ». Certains sont controversés et potentiellement nocifs. Les additifs nutritionnels sont parfois indispensables pour couvrir les besoins de l’animal mais dans ce cas, privilégiez les aliments aux additifs naturels. 

 

Sinon, faites confiance à la bonne vieille ration ménagère version 2.0 

Des ingrédients visibles à l’oeil nu dans les gamelles : simplement découpés et cuits doucement.

Chez Pepette : des recettes aux compositions ultra simples : pas besoin de décryptage particulier ! 

Du 100% naturel avec uniquement des ingrédients bruts et de qualité 

De la viande fraiche non transformée, origine France. On vous précise même les morceaux : cuisses de poulet et gésiers, noix de boeuf et dos de lieu.

Une cuisson à basse température qui préserve les bienfaits des ingrédients.

Sans céréales ni sucres ajoutés pour un poilu en meilleure santé !

 

Quelques définitions :

Sous-produits animaux : ce sont des revalorisations de « déchets » de l’industrie de la viande : les parties animales non-consommées par l’homme comme le sang, les os, les plumes, les soies de porc, les parages de découpe, la peau, les éviscérations de poissons… 

Sous-produits végétaux : tout comme les sous-produits animaux, ce sont aussi des rejets de l’industrie agro-alimentaire. Etant souvent de qualité nutritionnelle inférieure, ils sont utilisés pour apporter de la structure à la croquette obtenue par une cuisson-extrusion qui nécessite une teneur élevée en amidon ou en fibres.

Les additifs : substances ajoutées à des fins nutritionnelles en complétant l’alimentation en vitamines et minéraux ou à des fins technologiques : texture, conservation, couleur… 

 

Nos sources pour cet article : 

- Les effets des nitrates et nitrites sur le système cardiovasculaire - Observatoire de la prévention (Dr Martin Junehttps://observatoireprevention.org/2018/03/15/les-effets-des-nitrates-et-nitrites-sur-le-systeme-cardiovasculaire/



On vous fait croquer de la bonne news ?