MEET : Guillaume de Zan.

Salut Guillaume ! Est-ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours ? 

Je suis Guillaume, j’ai 32 ans, et je vis à Albi dans le Tarn. 

Je suis né à Paris, mais j’ai beaucoup déménagé avec mes parents qui avaient la bougeotte. Post bac, j’ai fait 3 ans de classes préparatoires BCPST à Marseille, puis j’ai intégré l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse où je suis resté 5 ans à l’issu desquels j’ai soutenu me thèse d’exercice qui s’intitulait :  « Développement d'un logiciel de calcul de rations pour les carnivores domestiques à destination des vétérinaires praticiens ».

Je voulais pousser encore mes études, aller plus loin que ce que nous offrait le cursus commun, donc j’ai passé un concours pour intégrer l’École Nationale Vétérinaire de Nantes afin d’y faire mon Internat en Médecine et Chirurgie des animaux de compagnie.  Il y a une soixantaine d’internes par an en France. Après l’internat, j’ai travaillé dans un Centre Hospitalier Vétérinaire dans la région nantaise, et je me suis inscrit à une formation supplémentaire (CEAV de Médecine Interne des carnivores domestiques) pour parfaire mes compétences en médecine interne. Je suis retourné dans le sud pour continuer mon parcours professionnel. Ça fait maintenant 4 ans que j’exerce à la Clinique Vétérinaire Gaillacoise à Gaillac, où nous sommes 10 vétérinaires. Historiquement la clinique est mixte, où nous traitons donc toutes les espèces, mais nous sommes deux praticiens à ne faire que les animaux de compagnie (chien et chat). 

 

Pourquoi la Nutrition comme sujet de thèse ?

Nous avions des cours en alimentation animale à l’école et, dès la 1ère année, cela m’a intéressé. Je suis un grand feignant, donc je me suis lancé dans la création d’un logiciel pour m’aider à calculer les rations plus efficacement qu’à la main. J’ai appris à coder, de façon autodidacte. Finalement le logiciel était bien plus poussé que prévu, et j’ai décidé d’y consacrer ma thèse.  

La nutrition animale c’est une discipline qui est très récente dans le cursus vétérinaire. Il y a beaucoup de vétérinaires qui ne s’y sont pas intéressés et donc il y a quelques lacunes dans les options thérapeutiques et même physiologiques offertes par cette discipline. Les jeunes vétérinaires sont beaucoup plus sensibilisés au sujet. Aujourd’hui, il y a de la formation continue qui se développe petit à petit, ça suit son petit bonhomme de chemin. 

 

Pourquoi avoir voulu devenir vétérinaire ?

C’est un métier passion, comme 95% de mes confrères ! Je voulais l’être depuis que je suis tout petit. Il y a pas mal d’étudiants qui changent leur projet en cours d’études, et de plus en plus de personnes qui se réorientent parce que la vie de vétérinaire est en effet loin du mythe qu’on peut imaginer.  Moi j’y ai trouvé mon compte.

 

 

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton métier?

Il y a plusieurs choses que j’aime vraiment bien :

  1. La diversité de mon quotidien : chaque jour est complètement différent
  2. La stimulation intellectuelle : comme j’ai poussé mes études en médecine interne, j’adore me triturer les neurones sur des cas particuliers : c’est hyper stimulant.
  3. Le travail d’équipe : on est 10 vétos et on bosse ensemble, on est une équipe soudée, c’est vraiment cool.

 

Merci Guillaume, et à très vite !

 

 

Si vous avec des questions d'ordre vétérinaire sur Pepette ou l'alimentation de votre animal, nous vous mettons en contact avec Guillaume, qui vous répondra dans les plus brefs délais !



On vous fait croquer de la bonne news ?